Démarche engagée, des axes à renforcer
La proposition d'implémenter la norme ISO 14001 et de formaliser les 'promesses vertes' est une excellente initiative pour une PME du secteur du fromage de chèvre, confrontée aux défis du bio, des prix et de la concurrence. L'ISO 14001 est un pilier fondamental de la Transformation Durable, offrant une structure robuste pour gérer les impacts environnementaux. Elle permettra à l'entreprise de systématiser sa démarche, d'identifier ses aspects environnementaux significatifs (AEIS) et de définir des objectifs clairs. Cependant, la proposition est très axée sur l'environnement et manque de profondeur sur les aspects sociaux, de gouvernance, digitaux et de souveraineté alimentaire, qui sont pourtant cruciaux dans le référentiel TDDO. La simple documentation des 'promesses vertes' doit être encadrée pour éviter les risques de greenwashing et s'inscrire dans une démarche de reporting plus structurée, potentiellement via le VSME pour une PME. L'intégration des défis spécifiques comme EGalim et la concurrence nécessite une approche plus holistique, allant au-delà du seul périmètre environnemental de l'ISO 14001. Le score global reflète un bon point de départ sur l'environnement, mais une maturité encore faible sur les autres piliers de la TDDO.
La norme fondamentale pour la mise en place d'un SME, indispensable pour structurer la démarche environnementale de l'entreprise.
C'est le cœur de la proposition, fournissant le cadre pour la gestion environnementale.
Bien que non certifiable, ce guide offre une vision holistique de la RSE, couvrant les 7 questions centrales (dont l'environnement, les droits de l'homme, les relations et conditions de travail, etc.), pour compléter l'ISO 14001.
Permet d'élargir la démarche au-delà de l'environnement, vers une RSE complète.
Connu sous le nom de 'Directive Green Claims', ce texte est crucial pour encadrer les 'promesses vertes' et éviter le greenwashing. Il impose des exigences de vérifiabilité et de transparence pour les allégations environnementales.
Indispensable pour la conformité et la crédibilité des communications environnementales de l'entreprise.
Ensemble des lois visant à améliorer l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, à une alimentation saine, durable et accessible à tous. Crucial pour les relations avec les éleveurs et la distribution.
Répond directement aux défis actuels mentionnés (EGalim) et aux enjeux de souveraineté alimentaire.
Standard de reporting extra-financier simplifié et adapté aux PME, permettant de mesurer et communiquer sur 10 indicateurs clés ESG. Une alternative pragmatique à la CSRD pour les petites structures.
Propose une solution concrète et adaptée à la taille de l'entreprise pour formaliser le reporting des 'promesses vertes' et aller au-delà de l'ISO 14001.
Ce guide fournit des méthodes pour intégrer la dimension environnementale dès la conception des produits (ex: emballages, recettes) et des processus, en complément de l'ISO 14001.
Offre des outils pratiques pour aller plus loin dans la réduction de l'impact environnemental du fromage de chèvre.
La mise en place de l'ISO 14001 formalise un pilier E de la RSE, mais les dimensions S et G restent à structurer. Il manque une 'raison d'être' claire.
C'est l'objectif direct de la proposition, qui, une fois mise en œuvre, permettra une gestion environnementale systématisée.
Aucune mention d'un cadre de reporting extra-financier tel que les GRI Standards. La simple 'documentation des promesses' est insuffisante.
Non applicable directement pour une PME, mais une démarche VSME ou une préparation aux exigences futures (Omnibus Package CSRD 2025) serait pertinente.
Non mentionné, mais fortement recommandé comme première étape de reporting extra-financier pour une PME.
Aucune mention de l'utilisation de l'IA pour l'optimisation des processus, la R&D ou le contrôle qualité.
Pas d'intégration de l'éco-conception numérique ou de la réduction de l'empreinte carbone digitale.
La proposition ne mentionne pas l'utilisation d'outils numériques (blockchain, RFID, QR code) pour renforcer la traçabilité du lait ou du produit fini.
Non directement abordé par la proposition, mais pertinent pour les relations avec les éleveurs de chèvres.
La proposition ne détaille pas comment elle répond aux exigences EGalim, pourtant un défi majeur mentionné par l'entreprise.
L'entreprise est déjà sur le bio, mais la proposition ne mentionne pas l'exploration d'autres labels (AOP, Label Rouge, HVE) pour valoriser le produit.
Lancer le projet de certification ISO 14001 en identifiant les Aspects Environnementaux Significatifs (AEIS) de la production de fromage de chèvre et en définissant des objectifs et indicateurs de performance clairs.
Développer une 'raison d'être' pour l'entreprise et intégrer les piliers Social et Gouvernance de la RSE, en s'inspirant de l'ISO 26000 et en formalisant les relations avec les éleveurs de chèvres et les employés.
Mettre en place un reporting extra-financier structuré pour les 'promesses vertes' et les performances RSE, en adoptant le module Basic de la norme VSME pour une communication crédible et conforme à la Directive Green Claims.
Analyser la conformité aux lois EGalim 1/2/3 et adapter les pratiques commerciales et les contrats avec les fournisseurs et distributeurs pour assurer une juste répartition de la valeur.
Explorer les opportunités de la transformation digitale pour la traçabilité des produits (ex: QR code sur les emballages pour l'origine du lait) et l'optimisation des processus de production (ex: capteurs pour la consommation d'énergie).
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